C’est l’un des secrets les mieux gardés de l’île ! Car oui, peut-être que comme moi, vous pensez que Fuerteventura c’est surtout de la plage et du surf… C’est en partie vrai mais, je vous promets qu’il y a bien plus à voir. Dont de jolis petits villages à visiter !
Si vous cherchez une vision globale de l’île, n’hésitez pas à consulter mon article sur Les incontournables de Fuerteventura. Et pour savoir comment organiser votre séjour jour par jour, mon itinéraire d’une semaine du nord au sud est fait pour vous.
Les villages de l’intérieur (le long de la FV-30)
Il y a peu de « grandes » routes à Fuerteventura et vous verrez, c’est assez facile de se repérer (et Google Maps ou Waze fonctionnent très bien). Il y a une route en particulier que vous devez absolument parcourir : la FV-30. C’est la route du milieu de l’île qui relie pratiquement le nord au sud et, sur son passage, vous trouverez plein de jolis villages à visiter et de miradors où s’arrêter.
Voici deux ressources utiles pour préparer votre séjour et éviter les mauvaises surprises sur place :
Betancuria
Je commence par le plus beau, selon moi et selon le classement officiel des plus beaux villages d’Espagne. C’est l’ancienne capitale des Canaries, fondée en 1404 par le Français Jean de Béthencourt. Que voir sur place ? L’Iglesia de Santa María (XVe siècle), les ruelles pavées immaculées et, surtout, le contraste fou entre le vert des palmiers du village et l’aridité extrême des montagnes autour. On en fait le tour en 45 minutes / 1 heure maximum.



Pratique : Il y a un grand parking gratuit à l’entrée du village (en venant du sud) et la possibilité de se garer aussi gratuitement le long de la route.
Pájara
Pájara est un tout petit bourg sur la route FV-30, pas besoin de faire de détour du tout pour y passer. Il est super mimi et contrairement au reste des églises que j’ai pu voir sur l’île qui sont à chaque fois blanches et avec de la pierre volcaniques, ici la façade est blanche avec des boiseries claires aux motifs d’inspiration aztèque ! De plus, je vous conseille aussi de faire un tour aux toilettes publiques (oui oui) car elles sont très jolies, installées dans un bâtiment traditionnel canarien.

Pratique : 20 à 30 minutes suffisent pour la visite. Grand parking gratuit à l’entrée du village.
La Oliva
La Oliva est un autre village historique, symbole de la bourgeoisie agricole canarienne du XVIIIe siècle. L’église est très photogénique, tout comme la place qui l’entoure avec ses palmiers. J’ai beaucoup aimé. Le petit bonus de ce village est le marché de produits locaux ouvert le mardi et le vendredi matin.



Pratique : Comptez environ 30 minutes pour faire le tour du village (un peu plus pour le marché). Le parking est très facile, soit à côté du marché, soit en face de l’église.
Antigua
Un autre petit village du centre de l’île, très mignon avec le schéma traditionnel de la place et de l’église. Lors de ma visite, j’ai eu la chance de tomber sur le marché des traditions de l’île avec de nombreux exposants, c’était super sympa. Mais la vraie bonne raison de s’arrêter à Antigua, c’est d’aller visiter la fromagerie locale (Quesería La Casa del Queso) pour une petite dégustation de fromages de chèvre face aux animaux !

Lajares
Lajares n’est pas un village « à visiter » au sens classique. Il n’y a pas de centre historique ou de ruelles mignonnes. C’est juste une longue ligne droite goudronnée. Mais c’est le village cool de l’île. Pourquoi s’y arrêter ? Pour l’ambiance. C’est le repaire des digital nomads et des surfeurs. On s’y arrête pour boire un specialty coffee, checker un surf-shop ou manger un bout.

(C’était d’ailleurs mon point de chute logement au très paisible Surfscape Fuerteventura dont je vous parle dans mon article Où dormir à Fuerteventura).
Les petits villages côtiers de pêcheurs
Ajuy
Sur la côte ouest, il s’agit d’un minuscule village coincé entre deux falaises avec une très jolie plage de sable noir. C’est également depuis ce village que démarre le sentier côtier pour rejoindre les immenses grottes d’Ajuy (environ 45 min aller-retour). On ne peut pas entrer dans le centre en voiture mais il y a un grand parking juste à l’entrée (à 3 min à pied). Attention, bien que la plage de sable noir soit magnifique, la mer y est souvent très dangereuse avec de forts courants. Prudence si vous voulez vous y baigner !

Majanicho
C’est le premier village que j’ai visité en arrivant à Fuerteventura et je peux vous dire qu’il m’a mise dans le bain directement. C’est plutôt un petit hameau (pas très loin de Lajares) à la pointe nord de l’île. Pas de commerce, pas de bar, juste quelques maisons les pieds dans l’eau et des barques ! L’eau est d’un turquoise irréel et il est évidemment possible de s’y baigner. La route est goudronnée jusqu’aux 200 derniers mètres où ça devient une piste de terre, mais c’est vraiment praticable par toutes les voitures.

Astuce : C’est un petit village par lequel on passe lors de la superbe sortie en e-bike sur les volcans que j’ai pu tester.
Giniginamar
Une poignée de maisons blanches posées au bord d’une plage de galets et de sable sombre sur la côte sud-est, protégée par d’immenses falaises. Quelques terrasses face à la mer et c’est tout ! J’ai beaucoup aimé l’ambiance paisible de ce petit village. C’est d’ailleurs réputé auprès des locaux pour être l’un des meilleurs spots de snorkeling du bord de mer grâce aux rochers qui retiennent la faune marine.
La Lajita
Un village côtier du sud qui a réussi l’exploit de rester 100% local malgré la proximité des grands hôtels de Costa Calma. Les barques de pêche sont tirées sur les galets et la petite église fait face à l’océan. Idéal avec des enfants car il y a une grande aire de jeux juste à côté de la plage.

Les villes et stations balnéaires de la côte
Attention, ici on change d’échelle ! On ne parle plus de petits villages typiques, mais des « centres du tourisme » sur l’île.
Corralejo
Tout au nord de l’île, c’est la station balnéaire par excellence. C’est très touristique mais cela reste un excellent point de chute pour explorer le nord, surtout si vous cherchez de l’animation, des bars et des restos ouverts le soir. C’est aussi de son port que partent les ferrys pour passer la journée sur l’île de Lobos.
El Cotillo
Ici aussi, on parle plutôt d’une petite ville balnéaire, mais elle vaut le détour (ou s’avère être un super point de chute). C’est la Mecque du coucher de soleil au nord-ouest. Le centre moderne n’a pas un intérêt fou, mais l’ancien petit port de pêche et ses petits remparts sont très sympas. Et que dire de ses plages…

Morro Jable
Tout au sud de l’île, l’animation bat son plein avec de nombreux restos et bars en bord de mer. L’immense plage est juste incroyable. Avec son grand phare et ses cabines de surveillance, la plage a un petit côté « Alerte à Malibu » qui donne beaucoup de charme au lieu pour une belle balade à pied. Il y a de nombreux hôtels ou appart’hôtels, c’est un très bon point de chute pour visiter le sud de l’île.



Costa Calma
Une station balnéaire classique avec beaucoup d’hôtels. La ville en elle-même est sympa sans plus, mais les paysages qui l’entourent changent complètement du reste de l’île : tout devient jaune avec de grandes dunes, et la couleur de l’eau y est spectaculaire. C’est la porte d’entrée vers les plages géantes du sud.

Caleta de Fuste
Située au centre-est (tout près de l’aéroport), c’est une zone très touristique dominée par les grands hôtels de chaîne. La plage principale est très vaste. Mon bon plan : si vous marchez 10 à 15 minutes depuis la plage principale, vous tomberez sur une magnifique piscine naturelle creusée dans la roche, facile d’accès et qui vaut vraiment le détour (à voir plutôt à marrée basse pour en profiter).

Gran Tarajal
Ce n’est pas vraiment une ville touristique, c’est plutôt là que les locaux vivent et font leurs grosses courses. Le village en lui-même n’a pas un charme fou non plus, mais sa grande plage de sable sombre est très bien aménagée, ce qui en fait un bon arrêt pratique et familial.
Vous l’aurez compris, Fuerteventura est une île qui se découvre en prenant son temps. Bien sûr, ses immenses plages de sable blanc sont incontournables, mais prendre la route FV-30 ou bifurquer vers un petit port de pêche comme Majanicho valent aussi le coup.
