Petite par la taille, mais grande par ses paysages ! Ici, pas de grandes stations balnéaires ni de plages interminables. À la place : des ravins vertigineux, des forêts enveloppées de brume, des villages paisibles et une nature encore brute.
Dans cet article, je vous partage les incontournables à voir et à faire sur l’île. L’objectif : vous aider à construire votre programme, selon vos envies et le temps dont vous disposez.
Explorer le parc national de Garajonay
Impossible de visiter La Gomera sans passer par son cœur vert : le Parc national de Garajonay. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce parc protège l’une des plus belles forêts de laurisilva d’Europe. C’est un vestige vivant de l’ère tertiaire.
Le parc couvre une bonne partie du centre de l’île et offre des dizaines de sentiers balisés. Pour s’y retrouver, je recommande de passer dans l’un des offices de tourisme. Je vous laisse également la carte en version PDF.
De mon côté, j’ai testé la randonnée 7, qui monte au sommet de l’île (Alto de Garajonay, 1 487 m). C’est une boucle (aller-retour) très courte et facile au départ d’El Contadero. J’ai aussi emprunté un tronçon du GR131, qui traverse l’île du nord au sud.
Rien qu’avec ces deux aperçus, je peux vous le dire : les paysages sont incroyables.

👉 Pour plus d’infos sur les sentiers, les miradors, les zones à privilégier, … je vous invite à lire mon article complet (à venir)
Admirer les plus beaux miradors de La Gomera
Si vous aimez prendre de la hauteur, vous allez être servi ! La Gomera, c’est une île de reliefs. Et les miradors y sont nombreux, souvent très bien aménagés, et toujours spectaculaires. Voici quelques-uns de mes préférés :
Mirador de Abrante
C’est sûrement le plus connu de l’île, et pour cause : il est suspendu au-dessus du vide, avec une passerelle en verre qui avance dans le vide face à l’océan. La vue donne directement sur le village d’Agulo, accroché à la falaise, avec le Teide en toile de fond par temps clair.
Accès gratuit
Ouvert du mardi au dimanche, de 10h30 à 16h

Mirador de La Retama
Ici, on se trouve à 796m d’altitude ! Le mirador est super bien aménagé avec des escaliers pour prendre un peu de hauteur et des tables de pique-nique. La vue ? L’un des ravins les plus fous de l’île !
Malheureusement pas de photo ici … je n’y ai vu que du brouillard cette fois !
Mirador de los Roques
Situé sur la route centrale de l’île, ce mirador offre une vue directe sur le Roque Agando, l’un des symboles géologiques de La Gomera. L’arrêt est facile et rapide, directement au bord de la route.

Mirador de Igualero
Juste un peu plus loin, on peut s’arrêter au Mirador de Igualero, parfaitement aménagé avec tables, panneaux explicatifs et plateforme d’observation. On peut y voir El Hierro au loin.

Autres miradors à noter
Mirador del Santo (Alojera) : panorama sur la côte ouest sauvage
Mirador de El Bailadero : en pleine nature, vue dégagée sur les vallées
Et bien d’autres encore… N’hésitez pas à vous arrêter aux panneaux “mirador” au fil de la route, ils réservent souvent de belles surprises.
Visiter les villages typiques de La Gomera
Voici ceux que j’ai pu découvrir (et que je vous recommande) :
San Sebastián de La Gomera
San Sebastián est la porte d’entrée de l’île pour la grande majorité des voyageurs. On y arrive en ferry depuis Tenerife, et même si on a vite envie de prendre la route, ça vaut la peine de s’y attarder un peu.
Le centre historique se découvre facilement à pied. Il est petit, mais plein de charme. Vous pouvez passer par la Torre del Conde, la rue Royale, observer les façades colorées, pousser la porte de l’église de l’Asunción ou faire un tour à la Casa de Colón, un musée gratuit qui expose quelques artefacts ramenés du « nouveau monde ».
C’est aussi un bon spot pour profiter de la mer. La Playa de la Cueva, juste à côté du port, est l’une des plus belles plages accessibles sans voiture, avec vue directe sur le Teide. Et un peu plus loin, la Playa de San Sebastián permet de se baigner facilement en plein cœur de la ville.
San Sebastián est aussi pratique pour dormir, surtout si vous arrivez tard ou repartez tôt : on y trouve de nombreux hébergements et tous les services à portée de main.

Hermigua
Situé dans une vallée encaissée au nord-est de l’île, Hermigua est un village entouré de verdure, de cultures en terrasses et de palmiers. L’ambiance y est paisible, presque figée dans le temps.
En vous baladant, vous tomberez sur les ruines du Pescante, d’anciens piliers en béton plantés dans la mer. C’est ici qu’on chargeait autrefois les bananes à bord des bateaux. Le lieu est impressionnant, surtout avec les falaises en toile de fond. Un peu plus loin, on peut rejoindre la Playa de La Caleta, une belle plage sauvage en contrebas. L’accès se fait par une route étroite et sinueuse, mais le décor vaut l’effort.
Hermigua est aussi un bon spot pour randonner, avec plusieurs sentiers qui montent vers El Cedro ou rejoignent directement le parc de Garajonay.

Agulo
Agulo a le titre de plus beau villages d’Espagne, et une chose est sûre : sa situation est spectaculaire. Niché au pied d’un immense cirque rocheux, le village surplombe l’océan, avec les cultures en terrasses qui s’étendent jusqu’aux falaises.
Le centre est tout petit, mais particulièrement soigné : maisons canariennes traditionnelles, ruelles pavées, façades colorées, … C’est plutôt photogénique !
C’est aussi ici que se trouve la maison du peintre José Aguiar (un personnage qui semble important sur l’île mais j’avoue … je n’ai pas creusé la question !) ainsi que l’église San Marcos, au cœur du village.
Agulo est relié à l’un des miradors les plus impressionnants de l’île : le Mirador de Abrante. Attention cependant, même de Agulo, il faut compter 35 minutes de voiture pour rejoindre le Mirador.

Valle Gran Rey
Changement d’ambiance à Valle Gran Rey, sur la côte ouest. Ici, c’est la station balnéaire de l’île. Rien de très grand ou de clinquant, mais un enchaînement de hameaux, de plages, de palmiers et de petits commerces qui forment un ensemble assez vivant.
C’est le coin parfait si vous avez envie de mer, de soleil et de quelques restos en bord de plage. On y trouve la Playa de Vueltas, idéale pour se baigner, mais aussi la Playa del Inglés, plus sauvage, bien que souvent dangereuse pour la baignade. Le port est également un bon point de départ pour des sorties en mer, notamment pour l’observation des dauphins (j’en parle un peu plus bas).

Alojera et Chipude
Plus reculés, Alojera et Chipude vous plongent dans une autre facette de La Gomera : celle des coins isolés, des routes sinueuses, …
Alojera, à l’ouest, est un petit village coincé entre montagnes et océan. Il faut mériter l’arrivée (la route est longue et pleine de virages), mais le cadre est impressionnant. Il y a très peu de monde et un seul petit restaurant.
Chipude, lui, est situé en altitude, dans le centre de l’île. C’est un bon point de départ pour randonner, notamment vers les sommets du parc national. L’ambiance y est rurale, tranquille, et la vue sur les paysages environnants est superbe.
Découvrir les plages de La Gomera
L’île cache quelques plages qui méritent le détour. Sauvages, souvent de galets ou de sable noir, elles sont rarement bondées. Attention toutefois : la baignade peut être dangereuse selon les zones (courants, vagues puissantes). Renseignez-vous toujours avant.
Playa de La Caleta (Hermigua)
L’une de mes préférées, malgré la météo capricieuse le jour de ma visite. Nichée au bout d’une petite route sinueuse, cette plage offre un cadre spectaculaire. Toilettes, barbecues, quelques aménagements sur place.
Playa del Inglés (Valle Gran Rey)
Une plage large, entourée de falaises, très impressionnante. Mais prudence : la baignade y est souvent déconseillée. Elle reste un bon spot à voir.
Playa de Vueltas
Toujours à Valle Gran Rey, mais beaucoup plus abritée. C’est l’endroit idéal pour poser sa serviette en toute tranquillité. Ambiance plus familiale, avec cafés et restos à proximité.
Playa de Santiago
Grande plage en plein cœur de la station balnéaire de Playa de Santiago. Pratique, accessible, vivante. Parfait pour un arrêt rapide.
Playa de la Cueva (San Sebastián)
Sable noir, vue dégagée sur le Teide, eau généralement calme : un excellent spot pour une baignade à l’arrivée ou avant de reprendre le ferry.

Plonger dans la culture locale
En quelques jours sur place, on perçoit rapidement l’attachement des habitants à leur territoire, à leur mode de vie et à leur histoire. Voici quelques pistes pour aller un peu plus loin que les paysages.
Le musée ethnographique de La Gomera
Installé dans une ancienne finca restaurée, le Parque Etnográfico de La Gomera est un excellent point de départ pour comprendre la vie rurale sur l’île : moulins à eau, culture du gofio, tissage, élevage, organisation des villages… La visite se fait avec un audioguide (en français), et se termine par une dégustation de produits locaux (fromages, almogrote, batata, vins…). Franchement, j’ai adoré. Comptez environ 1 h de visite – à réserver via Civitatis (25 € dégustation incluse).

Gastronomie
Et d’ailleurs, parlons de la table ! On retrouve les classiques canariens : miel de palma (sève de palmier), almogrote (fromage de chèvre affiné mixé avec du piment), gofio, poissons grillés et vin local. Rien de très sophistiqué, mais du bon, du simple, du local.
Le Silbo gomero
C’est sans doute l’aspect culturel le plus surprenant de l’île : un langage sifflé utilisé autrefois pour communiquer d’un ravin à l’autre. Classé au patrimoine immatériel de l’UNESCO, il est encore enseigné à l’école. Vous n’en entendrez peut-être pas en vous baladant, mais beaucoup d’excursions (notamment celles avec guide) font une démonstration. Voici une vidéo Youtube qui explique et donne un exemple.
Activités nature et sportives à La Gomera
Vous l’aurez compris, La Gomera est une île qui se vit dehors. Voici quelques idées pour profiter encore plus de son côté nature.
Randonner (encore)
Même en dehors du parc national, il y a des dizaines de sentiers balisés à explorer. Certains relient les villages entre eux, d’autres descendent jusqu’à des plages sauvages ou serpentent entre les cultures en terrasses.
Quelques idées :
Sentier vers la Playa del Trigo depuis Alojera (raide mais sauvage)
Boucles autour de Chipude, Imada, El Cedro…
Le GR131, qui traverse une bonne partie de l’île
Faire du snorkeling ou de la plongée
Les eaux autour de Valle Gran Rey et Playa de Santiago sont les plus réputées pour le snorkeling (ou la plongée). Ce ne sont pas les fonds marins les plus riches de l’archipel, mais belle clarté de l’eau et ambiance tranquille.
Observer les cétacés
Je n’ai pas eu l’occasion de tester lors de mon voyage.
Plusieurs excursions en bateau sont proposées depuis Valle Gran Rey ou Playa de Santiago pour observer dauphins et baleines. La Gomera fait partie des spots réputés pour ce type de sortie.
Autres curiosités
Celles que je ne sais pas bien où classer haha.
Los Chorros de Epina
À la sortie du village d’Epina, ce petit site naturel regroupe sept fontaines alignées au cœur de la forêt. Est-ce que ça vaut le détour ? Si vous passez devant oui sinon pas vraiment ! Mais bon, c’est la légende autour qui est plutôt sympa : on dit aussi que boire des sept fontaines garantit de se marier dans l’année. Pour cela, les femmes doivent boire aux fontaines paires, les hommes aux impaires… Je n’ai pas testé, j’ai déjà l’amour !

Presa de La Encantadora
Proche d’Hermigua, il s’agit d’un barrage, une retenue d’eau en pleine nature qui vaut le détour pour une petite pause. Il y a moyen aussi d’y faire quelques balades.
J’espère que cet article vous donnera envie de visiter l’île ! Gardez en tête qu’ici, pas besoin de tout voir, ni de cocher chaque case : le simple fait de rouler entre deux vallées ou de randonner dans la forêt suffit pour être émerveillé !

